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vendredi 31 mars 2017

Cantos - HURLANTE NOVA & MONTERO




Ajoutée le 24 nov. 2015

NOUS JOUONS DES TRADUCTIONS PERFORMATIVES DE CLASSIQUES ET MODERNES
textos de origen : Isabel Escudero (Fiat Umbra), Leopoldo María Panero (Esquizofrénicas), Tibulo (carmina), Manuel Montero (El proletariado en apuros ), upanisad ed. Daniel de Palma y R.Panikkar

jeudi 30 mars 2017

GOYA & MONTERO - TAUROMAQUIA - TAUROMACHIE





Musique : Manuel , Bissecta , Arthur-Louis Cingualte



Manuel Montero, peintre et poète né en Andalousie en 1970, présente des dessins faits aux arènes de Las Ventas (Madrid) et un travail de palimpseste sur la série de gravures de Goya relatives à la tauromachie. Les gravures ont été retravaillées dans leur totalité sur un exemplaire de l'édition de Fraga Iribarne, à l'époque du tirage, Ministre du Tourisme du régime de Franco.



Montero a travaillé au pastel Sennelier "poudreux", en rajoutant souvent des effets propres à la scène et de nouvelles figures, sauf pour deux des gravures coloriées discrètement au crayon de couleur en souvenir de Pierre Klossowski dont les réflexions s'inséraient dans le motif du chasseur chassé et de la mort d'Actéon poursuivi par sa meute de chiens. En marge de l'estampe, des occasionnels collages d'enveloppes de sucre du Ritz et d'autres lieux de Madrid, ou un article d'un journal maoïste datant de la fin de la dictature. Dialectique entre l'Espagne "afrancesada" et l'Espagne dite atavique ou Negra.



Manuel Montero s'est toujours laissé guider par la lecture attentive des figures que Goya a mises en scène sans jamais altérer l'intention et l'idée originelle de son guide symbolique. Le travail pictural s'accompagne chez lui, comme chez Blake ou dans la gravure alchimique, d'écritures à mystères qui sont ses notations personnelles et ses aphorismes. Par l'apparition de symboles ou d'allusions, et sans peur de l'indiscrétion ou du scandale, Montero fait devenir chaque gravure sa propre faena, et son propre toreo, n'étant pas un artisan effacé ni un simple interprète, non plus



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Mon expo sur la tauromachie, rue du Pont Louis-Philippe, au siège du Parti Communiste, m'a valu, pour tout scandale et tout sulfureux, d'avoir une discussion avec une écolo anglaise, qui m'attribuait un penchant pour la cruauté, c'est mieux que rien.

Je lui ai parlé dans ma tauromachie intérieure du rôle de lien social du sacrifice, et que c'était parce qu'on mangeait comme ça le taureau que l'on ne mangeait pas les hommes, que la violence restait suspendue, comme dans le sacrifice d'Abraham.

Il était état aussi du fait qu'en Espagne c'était fréquent d'être végétarien chez les jeunes, même si en tant que modernes ils allaient aux corridas ou aux matanzas du porc dans les villages. Je voulais lui parler d'une amie à moi qui ne mangeait pas de viande mais ses propres poulets dont elle avait à peine une dizaine.

Faire devenir un projet de livre sur Dante, à mi-chemin, et sans le modifier, juste dans l'évolution du texte, un livre sur James Joyce, est quand-même une formule empruntée à la Métamorphose de Kafka...

lundi 3 juin 2013



Commentaire pour "Que veut dire être contemporain ?" - Jean-Clet Martin sur France Culture

EVE LIVET a réalisé un entretien audio avec moi à ce sujet, du CONTEMPORAIN, et j'espère qu'elle le rendra publique, malgré son perfectionnisme...

Que peux-je avancer  ? Que je réalise des oeuvres dont il pourrait être dit cela  : Cela revient à dire qu'il y aura toujours des textes, des ouvrages, méconnus. Et, avec eux, des pensées qui passeront à l'oubli sans pour autant le mériter aucunement.

Assumer cela, et chercher dans la folie à ne pas rendre plus grave la souffrance de celui qui souhaite une écoute, c'est la tâche de notre curiosité en tant que vertu, le désir de savoir dépourvu de mesquinerie, et pourvu d'un je-ne-sais-quoi chimérique. Alternance chez nous, donc, de fertilité et d'onanisme. Pas forcément différents des animaux, parce que la loi de ce bas-monde prévoit aussi la perversion, comme l'a observé froidement le Marquis de Sade.

(JE FAIS DES LIVRES D'ARTISTE SUR DES LIVRES D'ART OU SUR LA SICILE, L'ESPAGNE, MAIS VINTAGE. CE SONT DES JOURNAUX INTIMES, DES REPERTOIRES DE PORTRAITS, NUS SOUVENT, ET DES NOTATIONS SOUVENT THÉMATIQUEs)

utopias (desde París, un andaluz padre de colombiano, pintor comunicando con Madrid ) aquí la gente se acompleja con ser de izquierdas... yo voy a empezar a decir SOY ROJO bravo! pero ten cuidao, hay mucho bestia suelto de todas formas, en efecto, eso no cambia de momento no lo diré si estoy adormilado, sino con los sentidos despiertos les RRRA : Rouges Révolutionnaires Royales Africanisants porque estoy por una anarquía en la que existan las monarquías y la tauromaquia no violenta para la tauromaquia ya lo tengo pensado, si el monarca soy yo, danza delante del toro eso mantiene la ganadería y no la perjudica se formarán círculos terapéuticos de creatividad taurina y así no se perderá la españa cañí y la vida de Nîmes y la Provenza y la Camargue, así como la tauromaquia latino-americana cuando alguien se atreva a lanzarse al ruedo para bailar según el espíritu flamenco del toreo revolucionará la tauromaquia traumatizando a los fachas los toreros estarán menos estressados, habrá más toreras, y por supuesto los toros se lo pasarán de fiesta ya que creatividad taurina incluye cosquillas y dramaturgia

Fresa Dinama & Las Frescas -Después de un concierto de punk



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Photography: Digital, Color and Watercolor on Paper.
This is a watercolor made at the Becas Al Raso 2016, in the month of July in Andalusia from another artist's pose, Raquel, those times she was founding with other women artists the festive post-pop neomatriarcal group Las Frescas

In the air was the flame of Spanish Revolution and the avantgard youth of pxxr gvng and trap movement coming to the world from our own sons and daughters

Morbid romantism of a psychiatrized person as me focusses allways in single and isolate women a kind of despotic admiration, this is what I call Fan Art and it is something you might fight against. Don't buy this portrait of Raquel, don't give money to a kind of desperate little capitalist obsessed with sex and conspiration 
Keywords: bed, portrait, profile, retro, trap, old paper, néopauvre, à la garçonne, azul ultramar, Las Frescas, Al Raso, Campesina & Marinera

vendredi 17 mars 2017

/ Critique de Franz Bardon




Noche Toledana, la noche de los artistas, como la union publica de Diogenes y su discipula en la escalinata del mercado, es con su materia onirica, con su fantasia, la unica manera para ellos de descender a la raiz de sus propias figuras, el cine es esa noche




qué cosas dices ivonne



una letra y una mirada


cúmulo respirado, Monte Sumo

CRITIQUE DE FRANZ BARDON
MANUEL MONTERO


DE LA MENTIRA VIENES, VUELVE A LA MENTIRA
Que la vie d’un livre commence par la mort de la parole, que ce pendule de l’hermétisme qu’est Franz Bardon se permette le lavage de cerveau et l’ambivalent « double bind » pour anéantir la flamme de l’âme ou la liberté. Voici ce qui m’encourage à m’engouffrer dans un ésotérisme aride et réductionniste pour témoigner, en journaliste de l’inconscient ou cosmonaute. Faire en même temps du roman intime ou journal, servir pimentées et en salade mes lectures, de quoi recevoir avec pompe le lecteur ou curieux.

Rédacteur de catéchismes pour l’ajustement de son public à lui, Franz Bardon, reformule la notion de péché d’une manière on ne peut plus border-line. Il dicte sentence à propos du péché qui fait apparition dans les questions, de manière à souder l’ensemble de non-sens rigidifiants. Si tu as agi contre la loi de ton monde ou des mondes qui te sont soumis, tu as commis un grave erreur, tu as péché. Ce qui est propre à la paranoïa de Franz Bardon est qu’il n’a utilisé la seconde personne que pour une chose, pour lui annoncer la virtualité inquiétante d’une impitoyable punition.

Pour pouvoir agencer une réfutation je serais obligé de ne pas me limiter à l’analyse de deux ou trois livres, mais bien connaître l’ensemble des ouvrages et être au jus de toute incidence qui puisse intéresser mon lecteur. Sur cette capacité là je n’en suis qu’aux deux ou trois livres et j’hésite à poursuivre mon texte sachant qu’il est incertain que je puisse mieux me documenter pour me servir d’un nom propre sur mon titre, et romancer sans conséquence. Je dirais pour excuser mes limitations que je reste fermement dans la position du critique, du regard critique sur ces catéchismes, et que même le journal et l’incertain, le lendemain, restera conséquent à garder la critique de Franz Bardon comme position de l’ensemble de ma péripétie ici.

Ce qui choque d’emblée en feuilletant tout ce qui concerne Franz Bardon et qui soit parvenu jusqu’à nous, la conversation avec Loulou comprise, puisque déjà j’ai perçu un sujet de critique dans l’introduction qui m’était personnellement faite.

Je rénonce à toute consultation qui demande une manipulation du clavier autre que l’écriture, pas donc de copié-collé. Le chien de Margarita, vieux mais vert, pour ce qui est des chiennes, est très calme parce que très vieux, mais aujourd’hui il est en train de tourner d’une chambre à une autre, et tout-à-l’heure il m’a touché avec sa patte la jambe pour réussir à me faire faire le tour de la maison avec lui.

Bon, j’ai compris, il s’agissait de sortir pisser. Après il a demandé à manger, j’ai compris aussi. Le chien réussit à m’apprendre pas mal de choses.

Toujours en conversation avec le gentil vieux chien, piquant des livres apportés ici à propos, je tombe sur les arcanes mineurs de Aleister Crowley, auteur d’un Tarot à part d’être le premier sataniste réconnu aux USA. Disappointment. Le cinq de coupes, qui les représente vides, en verre fragile en train de se fissurer. La leçon vient à être la même que Bardon, faire le mal, plutôt que quoi que ce soit d’autre. Moi je ferai à mon tour le mal en critiquant, mais pareillement au nom de Satan. Au nom de Lucifer je dirai. Je n’entends plus la télé abrutissante des voisins, j’ai mis à tout volume du psycho garage, puisqu’eux ils foncent sur les interminables chaînes d’humoristes macabres qu’on appelle des fois « image ».

Je suis en revanche enthousiaste du kindle. On en vient de m’offrir un. J’ai ramassé tout ce que j’ai pu comme classique et poétique, à part les ouvrages de Margarita et les miens. Je profite qu’on a arrêté de faire l’amour, cette fois-ci l’enculage le plus beau que j’ai pu officier, parce qu’elle est partie à son boulot. Je profite pour me faire le roi de la maison, à part bien-sûr le vieux chien, qui a la sagesse et la force morale. Je parade et figure dans un projet de réfutation hermétique. Oui, puisque ma critique ne vient pas être un renoncement à l’hermétisme, au nom d’une douteuse raison, mais au contraire une jalousie du juste ton, de l’importance de la parole, vrai nature du Bien et du Mal.

Humoristes macabres et interminables, ces jours sans musique, banlieue profonde, humoristes sans autre humeur que celle de la vésanie. C’est l’Espagne de la droite ultra au pouvoir, tandis que les jeunes et moins jeunes se révoltent, prennent le rues, sont tabassés par une police brutale. Les vieux son frappés au sang, les jeunes femmes choisies pour cible des anti-émeute qui parcourent le centre de Madrid en frappant les passants selon leur critère haineux. Jours de révolution, à présent plusieurs années de révolution, déjà, un processus dans lequel on s’est tous pris par la main pour garder l’espoir. L’Espagne fait une deuxième Transicion, une deuxième recherche de démocratie. Bien-sûr que nous échappons du pays, que nous allons échouer sur les pays les plus disparates du monde, trainant nos balises, moi je peux au moins me narguer d’avoir été des premiers jeunes exilés.

Une nuit d’amour.

Je me réveille très tôt. Les vieux à côté se disputent à l’infini. On peut comprendre que c’est tous les jours. Ils sont immortelles à cause de cela. Nous allons Margarita et moi opérer. Nous allons ouvrir une place par l’allumage. On allume. On s’embrasse, le bruit de nos soupirs de plaisir monte. Monte très haut. Après le chien a voulu sortir. Maintenant ? On est en rut, que veux tu, sortir ? Et bon, va, Margarita va te sortir. Elle est bien sexy dans sa maille de tricot multicolore.

D’habitude avec mes couples c’était : quel médoc tu vas prendre ? le vert émeraude ? bon, du moins tu vas pas prendre l’autre, le couleur chair. De quoi tu ris ?

C’est que le couleur chair et le vert émeraude je ne prends jamais ensemble parce que c’est le même. C’est la même molécule, quoi.

Avec Margarita c’est plutôt de sa part : « le vieux Manuel sait se soigner »

Accueillir le simple dans le couple à tour de rôle, c’est un vieil exercice auquel on s’exerce quand on se fait une idée du bonheur, souvent grâce à des manœuvres plutôt sophistiquées, d’autres fois dans le passée quand la chimie de l’enfance parvenait à faire son chemin. J’ai le souvenir d’enfance d’un couple de vieillards, lui et elle en costume paysanne plutôt noire, qui s’asseyaient au bord de la route, qui était aussi au seuil de leur petite maison sur la pente d’une montagne, et qui se montraient heureux d’être arrivés à leur âge en bonne entente. Le mythe du rare vrai bonheur du couple de pauvres est très fort, et il se trouve comme le seul mythe ou rien ne fait métamorphose dans le texte canonique d’Ovide. Vertumnus et Pomona. Les dieux latins du jardin, absent chez les grecs qui admettaient le plaisir dans leur théologie mais qui se donnaient à ne pas garder d’espoir quant au bonheur.

Toujours pas de silence en vue, les locuteurs vésaniques continuent de marteler de non-sens ultra leur macabres gargarismes, cela frise le frison de l’hallucinatoire. J’envisage donc de me remettre à écrire avec un choix musical conséquent. Il est certain que confiné de la sorte. J’ai pris une douche froide, les cheveux aussi, surtout, et pas de rasage. J’ai mis une chemise à rayures, une veste, le pantalon conséquent et unique et j’ai cherché le tabac dans les rues d’à côté. J’ai vu une affiche qui annonçait un tabac mais pas de local, j’ai tourné un peu et je suis rentré. La voisine passait la serpillère à sa porte quand je rentrais et j’ai dit : enchanté.

C’est une vie où ne compte que l’amour, puisqu’il n’y a pas d’argent, puisque l’argent ça fait tellement peur d’en parler vrai que on grimpe sur les hobby horse. Franz Bardon, en voulant prendre de l’avance sur le « péché » contre le Holly Ghost ou contre les voeux imposés par sa propre prêche, en flic de l’immatériel il est très opportune lecture pour un critique qui se trouve embourbé chez les plus fous d’une banlieue, les petits fascistes, les idiots méchants. L’hermétisme autoritaire est lui aussi idiot et méchant, et surtout fasciste. Sinon je déduis que mes voisins imitent les voix de cacatoès de la télévision. Une vie où ne compte que l’amour, au point de tout détruire, voilà la langue de fourche fasciste empoisonnant le quotidien, la vieillesse comme la jeunesse.

La télévision au service de la droite a tout des têtes de lyncheur, un peu comme dans les exécutions publiques quand elles sont donnés en spectacle. Il est définitif qu’on arrive à voter droite suite à un long période ou toute une vie d’avilissement et misère morale. L’église et ses ogres font ce travail et on sacrifie les enfants fragiles pour la bonne éducation du reste, c’est à dire leur cynisme enraciné dans l’enfance.

Un synthétiseur bradé suffirait pour accompagner ma guitare électrique, mais il faut que ce soit pas moi qui joue la guitare. Il y en a deux raisons, je ne sais pas jouer la guitare et réciter en même temps et même la guitare toute seule je sais pas jouer.

Je n’abandonne pas l’idée de donner des concerts, mais j’écoute Alice Coltrane et je me dis qu’après son piano une guitare électrique est faite pour rester rangée et laisser s’enfumer la chambre à l’écoute oisive. Bref, l’idée s’installe que la peinture d’un jour au suivant restera reportée et que pour la poésie et la musique, pour ainsi dire, le dicton familial « tu n’as pas de succès avec cela » va me casser la gueule chaque fois que j’aille voir mes parents ou même juste les avoir au téléphone. De là il y a de quoi ne plus retourner à Grenade, même si je suis ailleurs dans l’Espagne et non pas en France, et surtout en faire un peu plus du bruitisme, et poursuivre le crescendo de la transgression là où il en soit du désir.

Théorie informelle du bruit

Je ne vois autre manière qu’engager un chapitre sur le son, et le bruit, au vu de sa manifestation autour de tout ce que j’écris. Disons qu’il est aussi question de timbre. Je ne sais pas s’il faut copuler sur le couvercle de la laveuse pour arriver à l’ouvrir. C’est peut-être ça qu’on va m’expliquer, mais je dirai que Margarita et moi, si nous mettons un fond de jazz et que le chien est déjà soulagé de sa digestion, bon, bref, que ça devrait s’ouvrir sans aide extérieur.

Après il reste à reprendre tout le travail de fond sur mes pistes sonores, qui ne consiste qu’à en faire de nouvelles, comme ça vient. La guitare pareil. Je n’en pense plus à rien de spécial, mais je sais que ce sera quelque part un peu spécial, la guitare. Ici au quartier de ***, à ***, je peux entrevoir que la première personne que je trouve sur mon chemin peut mieux jouer et même m’apprendre.

Nous ici, espagnols, nous avons la tremblante assertion « ici c’est la Grèce ». Tellement commence à prendre, comme un froid humide, le message que fait passer la télévision : un paroxysme DE VESANIE qui ne peut vouloir dire que « sauve qui peut la vie ».

On craint non pas tant le sort de Garcia Lorca, ce mauvais tour du destin de faire partie des inexistantes statistiques d’un génocide, en fin de comptes nous ne sommes même pas à Grenade, mais à ***, que le sort de Walter Benjamin le : « you just keep me hanging on » d’attendre la mort et finir par le suicide, ou encore le « road to Cairo » du SDF.

De ce que je peux dire de moi pour qui lise ma « Critique de Franz Bardon » et qui ne soit du tout au fait du reste de ma démarche, il y a peut-être de la pédanterie vis à vis de l’écoute mais je suis en train d’intégrer, que je le veuille ou pas, les catégories bardoniennes. Ce n’est plus la teneur du vieil hermétisme. Je me trouve dans la métamorphose de spiderman en train de parcourir mes dix pouvoirs et mes dix vices sous l’élément air, par exemple.

Mais d’en rester là aurait été du dilettantisme si l’on ne met sous critique déjà ma première méditation conditionnée sur l’élément feu. Il s’agirait du sec, du chaud, oui et bien aussi de la volonté parce que pour Franz Bardon le comble est le pouvoir et qu’il s’agit du cuisant, de l’irritation, puisqu’il catégorise sans états d’ame le sadisme parmi les pouvoirs obscurs du feu.

Ce n’est que l’institution à titre psycho-actif de la parapsychologie dans le plan de travail de l’ordre mondial, une réforme du thomisme pour sa consommation par des cellules sectaires.

On en est à l’heure où l’on juxtapose, oppose et entrepose du Quine sur du Quine, l’heure du bal des réductionnistes. Phagocyte du double Quine, le Quine sous psychotrope et le Quine sous (un autre) psychotrope (neuroleptique). On dit au lecteur : mange de ça. On brutalise le mâle et la femelle, la copule même est rendue infinitude théorique, vous allez voir, c’est différent… Inauguration d’une perversion, la bibliophagie et la momification de l’avenir. La possibilité d’un oubli, d’un désir, est évacuée illico presto.

L’article trouvé sur le net a le même ton élogieux que les quatrièmes de couverture de mes bouquins de lui. Nous ne pouvons pas percer le secret ou le silence sur son possible nazisme. Répertoire de catastrophes, le The Great Arcanum ce n’est plus du néoplatonisme, ni du plotinisme, ce n’est que de l’Aristote. Le grand et furtif vieux chat de gouttière qui sait parfois répondre à notre appel, l’oeuvre de beaucoup de jeunes mâles sur la chatte, le collectif étudiant, le schéma, la notation, Aristote.

L’alternance féconde d’états d’âme et des colères plus au moins paumées, il n’y a qu’un savant dosage de cela qui maintient l’activité amoureuse et l’amplifie. La prise permanente de courant sur le réel, le pulse, le beat. Les principes propres au drame qui régissent ainsi danse et chorégraphie dirigent vers le coït les amants au delà du cycle mensuel. Si le période arrive il doit nous prendre en flagrant labour d’amour. C’est ainsi que la beauté de l’aimée atteint des hauteurs inouïes et que l’on parvient à l’exécution de tableaux qui semblent impossibles.

Margarita me souvient qu’aux quatre-cents euros que je lui doit dans le tout maintenant qu’avec ma carte je lui ai rendu cent viendront s’ajouter les trois ou deux-cents qui coûtera le rouleau de toile et qu’elle va payer.

Ce rouleau est censé être la clé de voûte de mon travail pictural a moyen terme.

Dans le général ce qui me conviendrait pour ce mois de février serait mille euros. C’est ça que je devrais oser demander à quiconque : ma mère, mon ami Auguste, ou bien vendre à Loreta le tableau grand pour trois mille.

Cela me soulage de faire des chiffres. Il y a des chiffres, et des postures, dans le couple. Elle a payé tous les frais du premier mois de location, plus de l’outillage et une bombona de gaz.

Le dieu Shiva s’est endormi, ou du moins il manifeste ses vertus divines par le sommeil de l’ascète aussi-bien que par celui du sensualiste et de l’hyper-sensualiste. La déesse noire danse, menue et peu pesante, sur le corps du dormant. Elle est chevelue, elle tire la langue, elle brandit des têtes coupées, elle se repaît ainsi. Ce sont des visualisations qui se présentent soit par association depuis le multimédia, plus mes interactions artistiques avec elle, soit par les suggestions de son regard. La déesse noire qui vient combler tous mes rêves, couronner de laurier mon réveil, est avec la plus forte intensité de toutes les femmes Margarita, et il est décidé de nous marier non pas pour cela mais bien par de raisons de bien-être administratif.

Nous avons une expression en Espagne pour la misère qui est de dire « celui là n’a même pas un coin pour tomber mort ». Je me suis senti dépossédé depuis l’enfance, et le souci a été pour moi de trouver ce coin où enfin mourir calmement, juste le temps que ça prend. Le plus grand des loisirs est de se réveiller après dans les bras d’une déesse hindoue, irlandaise, malienne, juive, arabe, gitane, moliniste, tremblante Aphrodite aux crotales, sainte et illuminée, hôtesse de cinéma, infirmière de nuit, gifle et caresse, gnostique Sophia aussi elle-même, camerounaise, hémo gothique sans besoin, grande fumée de marihuana, datte, bolchevique, femme du mystère, état de prière, mantra, hindou toujours jusqu’en tout autre planète imaginable. Elle sera toujours du continent indien de chaque planète.

Nous projetons d’acheter de la toile à la colle, mais il faut que l’on puise vérifier que ce n’est pas une toile peinte au vernis le plus récurrent, totalement nulle comme basse pour peindre. Il faut qu’on avise bien. Il faut que je lui dise, qu’on sache qu’il est fort possible que ce soit ça, auquel cas, mieux vaut s’en tenir aux petits problèmes du papier kraft.

Sur ma tombe, en espagnol : como me muera asi sin galerista me van a oir

Les araignées de l’atelier de Paris, velues, ne manquent non plus à mon atelier au quartier de ***, à ***. Il y en a une qui m’a empreint les deux tâches marrones de ses dents sur mon front. Cela m’était aussi arrivé à la Clinique Montevideo, à Saint-Cloud, Région Parisienne. J’avais cru être vampirisé par une araignée et par le personnel. Spider Power. La force combinée des vices et vertus du feu et du poil, de l’excrémentiel, il y a de la paralyse et du travail du tisseur et teinturier, il y a de la patience et de la vitesse de réaction, il y a du maelström politique du non sens. De la mortification secrète du transfiguré. L’araignée qui piqua les plus diaboliques des violonistes et danseurs, les danseuses les plus fatales.

Le chien me ramène à l’écriture de l’ici et maintenant. Margarita aussi s’approche, elle me demande un crayon ou un stylo, juste pour écrire, pas pour dessiner et j’ai un souvenir et regarde dans la poche rouge pour ordinateur et lui en passe un. Au moment de passer le capuchon qui était tombé, je reconnais le stylo, et je montre le petit trou à Margarita : regarde, c’est un oeil. Quelqu’un l’a fait sur mon stylo chez une amie philosophe de 22 ans, sans que je me rende compte, en sortant de chez elle le matin j’ai trouvé comme-ça mon stylo, dans ma poche. Maintenant ce stylo crache son stupre de salive noire et de sperme noir sur le cahier de Margarita, de l’autre côté du mur.

L’oeil qui voit dans l’aveugle est utilisé aussi dans la manipulation subliminale. Les voisins attaquent avec le matraquage télévisuel et je mets de la musique forte, puis plus douce. On a droit à une heure de silence, puis ça reprend. Nous étions au lit. Ce pas que ça nous ait réveillé. Nous ne dormions pas, mais ça nous a foutu la zone. La télé ça fout la zone. Je pense en français, je ne traduis quelque chose qu’on puisse dire, en Espagne il y a pas de mot pour zone. Nos concepts sont suffisamment divers, déjà, et imaginatifs, on rentre pas dans la question du lexique. C’est le réel. Bon la zone, on lui met un coup de pied aux fesses ici. On a repris de notre côté, foutre Dieu. Entre opportuniste et faux-cul il y a quand-même un écart. 

Influence chaude, merde.

Je suis assez agacé à l’idée d’écrire pour disparaître, qui se présente à moi en seule activité obligatoire moralement quand mon temps s’emploie si bien à donner du plaisir et bien être à quelqu’un avec mon corps sentant.

Je me sens plus proche de l’idée de notation, de quelque chose qui soit pour la chanter, de bave et de danse dans l’air, la musique, le souffle, la pulsation du mot ou des racines, toutes syllabiques.

Erotomanie. Exhibition symbolique. Décervelage, tatouage, guitare en bambou, yutub, ce que du chien tient-on.

*

*
Si vous vous intérrogez du momment de mon présent c'est quelques mois après. C'est à Paris, seul, mais avec l'intention de rénuer avec Berthe. Nonobstant un mélange émotif me tient lié en partie à Margarita, qui a vecu avec moi six mois et a touché la corde des racines dans mon coeur, aussi elle avait de grandes idées et des points d'éducation sentimentale que je partageais en tant qu'andalou du même age et de quartier ouvrier.
Reprenons, pour sortir du noeud en chignon des malédictions tout comme Enkidu a aussi lui, qui eut le malheur de mourir, pû s'en sortir, dans l'Epopée de Gilgamesh, en bénisant la courtisane après l'avoir longuement maudit, il faut la médiation divine, il faut une voix féminine de la justice. 
Mais c'ètait pas cela en fait, reprenons pour de vrai.
Moi je bénis Eve qui permet que je subsiste et peigne, qui m'a pas laissé tomber même après la séparation, et qui est venue à la rescousse. C'est sous ce signe, et sous son inspiration, qui vont suivre les prosécutions d'idée et les incrustations de texte et traductions performatives conséquentes à l'idée de naissance du texte.
les dimensions du vivant étaient fortement modifiées, la vie en nature, le nudisme, la consécration au sexe, l'excéllence de l'étude, mais aussi les manifestation surnaturelles de panique, la fureur d'un ancestral hystrion
nous ne fumions du tout du tabac mais la propre et pure plante de l'arcane
elle a tiré matière à ses histoires, moi j'ai acquis connaissance de mon démon
son chien griffon vieux et élégant, raffiné et sage mais affirmatif comme un japonais, ou un patriarche, était séduit par les chattes montagnardes qui venaient le voir toujours peu avant le coucher du soleil


à partir des années 80 les andalous ont commencé à avoir des droits à la santé et aussi les proffesionnels et les installations avec le psoe ont été mieux payés, car l'Andalousie est la région (avec par secousses la Catalogne et autres) la plus rouge
mais le noyeau dur de la bourgeoisie est ultra, pratiquement aussi nazi que Franco en pleine guerre
le souvenir nié mais persistant de la massacre (il faut savoir que les méthodes d'Auschwitz sont ceux de Franco, ils ont commencé par des crimes contre l'humanité en Espagne) a façonné notre géneration qui est inquiette mais fataliste et desesperée
le négationnisme consensuel a fait de notre jeune génération de témoins incomodants
ma mère me transmet le poème que mon père avait écrit sur moi en 1971

 "hoy hace un año nuestro hijo
 aquel minúsculo puñado
                        de ternura
     -¿recuerdas?-
 está hoy a punto de echarse
                          a andar
 ahí lo tienes
 persiguiendo con el dedo
                            a las hormigas
 su ligereza las salva
 de este coloso torpe
                       inocente
                              pequeño."

c'est un besoin apris chez les trotskystes et les maos qui a Grenade n'étaient pas loin d'une sensibilité d'artistes, je crois qu'il y avait des musiciens et après avec les anarchistes il est vrai que l'initiation forte était déjà passée, j'ai fait des petites actions et un pamphlet mais surtout on a partagé de lectures situ et deleuze etc
on produisait l'action chez l'autre
pour simplifier
à cette époque j'allais aux concerts rock qui furent fréquents au reveil démocratique de l'Espagne et qui ramassaient plein de jeunes et c'était vivre même si j'étais fortement complexé et sous médocs, malgré tout je me sentais avec la vie, je vivais et parfois des jeunes femmes venaient m'embrasser juste par ma manière de danser, elles partaient en riant
j'étais un peu connu sur place par mes bandes dessinnées dans de fanzines mais je restais assez autistique
une femme japonaise s'est approché quand quelqu'un lui a soufflé qui j'étais, elle était Teiko Mori, avec sa main en moins perdue à l'atelier de gravure de la fondation d'un banquier ami des arts, là bas il  y avait moi et mon père le jour de l'accident et je n'ai pas pu élucider qui a mis en marche la machine
elle semblait vouloir me parler de cela, mais elle me  regarda avec un sentiment étrange qui lui rendait un sombre mystère fuyant, elle partit sous peu
j'arrive pas à me souvenir des cris qu'elle a du pousser et qui firent que mon père arrête la machine, de même que je peux pas me souvenir des mots qu'elle m'a soufflé, jeune adulte dèjà, mais ivre, au bar
l'odeur de résine
il faut que tu visites des ateliers de gravure
c'est un passage de plus pour la plupart des artistes


brouillon préalable

l’avant-garde


A quoi sert l’irruption de l’avant-garde dans ma vie ? Elle m’a allumé dès que mon père me parlait des Cahiers du Cinéma, sous dictature, en 1973 ou même si loin que 1972, où mes souvenirs de presque bébé ne portent traces qui puissent les identifier. Elle m’a allumé dès que j’ai fait de la gravure à trois ans à l’atelier de la Fundacion Rodriguez Acosta, même à des heures qui, du moins pour moi, et pour la TV à deux chaînes, faisaient partie des heures nocturnes. Il m’a allumé pour une belle artiste et graveur étrangère, une japonaise dont j’ai fini par comprendre que la mention de ma part, malgré qu’à l’époque j’avais trois ans, la troublerait fort. Elle a souffert une blessure très grave à la main, dans un moment ou la presse qui l’a blessée a été arrêtée par mon papa. J’aimais les odeurs enivrantes qui se joignaient à la thérébenthine, au musc des filles, au patchouli de certains dessinateurs ou abstraites, au bitume qui compose la couche sur la planche prête pour être gravée au poinçon, à la laque pour ampoule avec laquelle je protégeais les zones qui devaient rester blanches ou encre claire dans la résine et qui était une laque à base d’alcool. De l’herbe aussi, je pense que c’était majoritaire, et j’ai le souvenir d’un artiste responsable expliquant les pour et les contre de mon admission avec lui, mon père, dans l’atelier. Je pense que ce qu’à été décisif est que personne n’était frileux et que moi j’étais un enthousiaste et un séducteur, qui méritait sortir gagnant dans sa triste enfance.

Mon père a fait des dessins très spontanément intégrés à des motifs abstraits, et c’était pas de l’affichisme, mais de la gravure sérieuse et conséquente avec l’Histoire en tant que Modernité et, pour la vente sur la technique, la Tradition. Il avait un énorme espoir en son avenir. Pour moi il avait toutes les cartes pour un coup de poker, sauf que moi j’allais tricher. J’essaie d’imaginer le nom de la peintre japonaise et je pense : Tokyo Fumi, mais son image reste l’image du nom qu’elle m’a si clairement prononcé quand mon père m’avait dans ses bras.

Le monde universitaire arrive trop tard à la rescousse de chaque genre de marginal.
Je n’ai plus besoin certain de me dédommager de la cruauté de la muse, l’alchimie marche aussi avec d’autres muses moins cruelles. Même si la muse viendrait se venger, comme il en arrive dans mes pensées d’obsession ou parfois à travers l’harcèlement sur moi et mon profil. Il y a de quoi débander, mais l’alchimie redresse même la tour de Babel. Agissant dans tournoi, dans tournage, dans tordu, dans rétorsion, dans retour, dans Jacques Tourneur.

A quoi bon de fumer le tabac seul, sans shit, sans herbe, sans héroïne le jour où je crève, sans cannelle, une fois sans cocaïne où les rêves qui m’ont réveillé le matin j’ai jamais su les raconter mais c’était la vie d’artiste, d’antiquaire, de connaisseur et j’avais vingt sept ans ?

Le fait de publier on line ce que va devenir un livre imprimé porte deux conséquences et un corollaire.
1) Joséphine est bien capable d’acheter tous les archives constituant mon roman, à cinq euros c’est bien pour ceux qui veulent partager l’imaginaire, mais pour celui qui s’accroche ça se multiplie
2) c’est une politique connue d’infusion dans le public, ou plutôt de création de public, au risque de pratiquer la gratuité ou presque, même si par la suite un livre en ressort de là
corollaire
Il faut que les proches dont traitent les romans aient beaucoup de bonne humeur pour qu’ils veuillent se rapprocher

Il faut que vous sachiez mes pratiques maniaques pour l’écriture, comme pour la peinture d’ailleurs, même si moins maniaques parce que « coulantes ».
J’allume la tulipe, la lampe plus lumineuse et plus Art Nouveau, Modern Style, que j’ai peint une fois, peut-être ma seule nature morte parce que cette lampe est un idole. Frontalité de la source de lumière, comme dans l’hypnose de la torture ou des effets secondaires de certains médocs. Pendant un certain temps je retenais des semaines entières les poubelles parce que leur position me semblait une sculpture. Je pense que la prochaine fois que j’aie la tentation de garder pour contemplation les poubelles pleines, je vais trancher la question en prenant une photo ou tournant une vidéo. Et après un peu d’exercice et d’air frais. Je pourrais pour faire plus de progrès me maquiller tout le visage d’une couleur monochrome, ou me peindre une moustache. Et hop, je jetterai la poubelle enfin.

C’est juste qu’après quand je serais chez Berthe, qui veut dormir dans une atmosphère propre et pas glacé j’ouvrirai d’abord la fenêtre puis en ayant reçu le coup du froid je fumerai sans ouvrir.

amitié
15/16 1110


Tu m'auras connu en cours de route. Je ne garde pas d'amis de longue date, je ne sais pas ce que c'est qu'un vieil ami.

Même ma famille. Quand j'ai accouru demander une écoute de ma tante nonne, fine et spirituelle, ma mère a intercepté la communication et m'a sommé d'interrompre tout échange au niveau du mental avec elle sous prétexte que je pouvais heurter sa sensibilité. Ma tante travaille ou a travaillé, en tant que missionnaire, avec les plus pauvres, elle a accueilli de femmes battues, des alcooliques, et j'en passe pour pas faire une parade.

A ce point, les rapports que je garde avec eux ressemblent beaucoup au sourire aigre des compagnons d'université qui me croisent un jour malencontreusement. Mais ça arrive peu puisque je ne me souviens pas de leurs visages, ni de leurs noms ou surnoms.

Il y en a certains qui font un grand scandale de bonheur, de me retrouver après tout ce temps, et qui me laissent raide quand ils se souviennent un peu de ce que je n'ai arrêté de penser d'eux.

Puis il y a l'ambivalence, je suis déjà un mauvais fils, mais gardons les apparences, même des petits rideaux sur nos coeurs en charbon, même j'ai la faiblesse de l'aveu, à force d'essayer de parler de quelque chose au milieu de leurs machins de manger ensemble, d'aller cueillir des mûres... je reste avec mon père, à qui les ronces des mûres et le chapeau de paille dépassent aussi un peu, et nous parlons littérature. Trop de dispersion, Manuel. Mais parfois il trouve de bonnes choses. Mon père je le sens loin, et peut-être ai je fait le deuil avant qu'il ne meure, puisque je pense à ces conversation sous le chêne comme je pense à la compagnie de mon chat, quand je le revoyais après ses périodes de duelliste et d'accouplements furtifs qui l'éloignaient pendant des mois.

Tous deux nous peignons. Nous avons à cet égard ce manque de communication si typique des peintres. Tous les peintres veulent garder de ses collègues la première image reçue, et quand ça arrive dans la famille, c'est une régression nostalgique qui nous accable. Il ressort mes cahiers d'avant le lycée et nous faisons une farce à ma compagne. Je lui dit que j'ai passé la journée, pendant la cueillette des mûres, à travailler des idées au feutre de couleur, sur un cahier. Elle est émue, j'ai peur, devant la volonté de faire adulte de mon enfance, qu'elle bascule et qu'elle pose des questions enthousiastes. En cours de route, aussi pour elle, donc.

L'artisticité sociale est sous-entendue par la Loi. L'abandon de la calligraphie latine par l'auteur a été accomplie par Gutenberg et par les copistes, mais à présent l'on doit faire face à l'improvisation typographique des masses, et l'aristocratie n'a jamais été suivie par ses sujets en tant que masse, mais par un tissu social organisé. Or, l'entreprise ose entreprendre une nouvelle aristocratie sans contreparties.

J'attrape un peu de mon courrier :

1)

bon

j'essaie de communiquer par l'art

je défais la tapisserie du ridicule récit que j'étais en train d'arrondir

tu m'envoies peindre

peinture de dimanche

comme quand tu dis "aller à l'essentiel sans passer par l'esprit"

j'apprends beaucoup

pourquoi ?

âme morbide occasion rejette

mais aussi d'autres choses

ou plutôt d'autres choses

Manuel


2)

Chère amie,

excuse moi d'être accroché comme-ça

on dirait que mon cas va de pire en pire

mais j'avais besoin

est-ce que je peux m'en passer maintenant ?

le mieux c'est de trouver l'équilibre dans l'ambiguïté

c'est ce qui ressemble le plus à l'innocence, arrivés là

qu'est-ce que tu en penses ?

fumée...

Manuel


J'ai acheté un livre de Malaparte quand j'ai exposé au Maroc, ça va faire deux étés, à côté de ma galerie il y avait un libraire de livres usés, ou en tout cas vieux et arrivés là. Il avait l'air moqueur à me voir ennuyé fumer à sa porte et jeter des regards sur les livres en calculant la petite monnaie sans pouvoir vraiment cerner mon affaire à l'achat. La galerie était la plus importante de Rabat dans le domaine du marché privé, avec plusieurs employé(e)s et plusieurs étages, la librairie en revanche était un cabinet sans autre éclairage qu'une tulipe à la caisse centenaire et le soleil à la porte, où s'entassaient jusqu'au plafond des liasses et des volumes. On dirait en même temps qu'une humidité obscène pourrait abîmer les livres, et qu'au contraire c'était tellement sec et chaud que le papier allait s'effriter ou que derrière une de ces colonnes de confidences réservées aux étudiants francophones l'on pourrait voir une momie ou encore une porte. Du reste je connais mal Malaparte, puisque le livre est à son tour resté en Espagne à moitié de trajet, l'ayant un peu feuilleté et déposé parmi les autres "otages" de ma bibliothèque grenadine. Mais je vois ce que vous voulez dire...

Toujours restons au féminin. Qui est ma compagne ? A part une autre artiste à part entière ? A part une femme intelligente et avec ce penchant pour la solitude que la rapproche de moi ? A part d'être un visage à étudier pour ma peinture, peut-être un corps ? Et quel corps, toujours... Un dos, un devant à triple pli dans la finesse indienne, qui stylise les bourrelets ? Une gorge, où je dois halluciner toujours une tarentule que caresse la naissance de la voix ? Des jambes que je trouverai toujours magnifiques ? A part quelqu'un aussi peut-être en cours de route, mais dont j'écoute les soucis et je me conforme de savoir ce qui vient à propos ?

Et qui sont les autres femmes ? Je pense que là l'on touche quelque chose de dur. Puisqu'elles ne peuvent rester désincarnées pendant des mois et des mois. Elles deviennent folles, dans mon imaginaire destructeur. Le noyau dur de ma paranoïa est de croire que tous les signaux marqués "love" me sont adressés, et surtout de penser que je suis à l'origine de toute la folie du monde féminin. Je séduis, j'abandonne, je suis jaloux. Les trois stades de l'amour de Dieu que j'ai produit par l'excès, comme un volcan produit la lave. Je pense que l'amitié fait ce cycle purificateur, sacrificiel. J'ai déjà parlé du corps juvénile du sphinx, et de son suicide. Je reviens aux deux courriers là-dessus. J'attrape le mot de passe "amour" (Ame Morbide Occasion Rejette) et "ambiguïté", ainsi que le vieux mot de l'innocence. Non, je ne peux dire qui sont les autres femmes. Cela serait de la littérature, et moi je fournis des documents joints à ma peinture.

Le peintre peut se permettre une surabondance interdite au poète.

Oui, voyons, qui sont-elles ? Des corps aussi, portant chacune ou pas tel ou tel stigmate, tel grain de beauté ou teint de cheveux. Des corps, qu'on peut connaître comme on connaît de par les gravures de Palladio le Panthéon d'Agrippa ou la Basilique de la Paix. Comme on sait qu'une chaise est une chaise. Sans pour autant nous asseoir. Mais des corps traversés par des flux de langage et producteurs de langage. Imaginez. Je fais rentrer dans mon monde pulsionnel, outre mon couple, et en priorité par égard des rares amis hommes, des femmes qui pratiquent le même métier que moi, l'art. Mon donjuanisme est ma façon naïve de pratiquer l'émulation. Je n'ai trouvé une autre façon de me référer dans mon travail à leur multiple influence à la Tristan et Yseut, ou platonique (qu'à elles, femmes de la Réalité, les rebute chez moi comme un symptôme sénile de bondieuserie), que les bicéphales qui peuplent mes dessins et peintures. Ce qui était une idée pour un tableau à thèse est devenu un acte figuratif compulsif, obsessionnel comme peut l'être l'hygiène chez d'autres. J'en fais de plus en plus de femmes à deux têtes, des corps à la chair bleu cobalte ou polychrome, et ça se passe aussi dans les dégrées des métaphores et des synecdoques, dans la fourrure du langage qui n'est jamais si bien cousue que sur un corps escamoté.





Cuánto tiempo se quedan los números
en el reloj, cuánto tiempo la flecha

Difficiles à suivre, les Renoir, père et fils, peinture et cinéma, si proches de nos premières expériences esthétiques. Cette tension dramatique du Carrosse d'Or, une dorure faite de lumière sur une salle obscure ou dans le clin d'oeil d'un appareil privé, ce plaisir jusqu'aux lèvres rougis de la contemplation d'enfants, filles et femmes. Le rideau de l'impressionnisme, qui semblât démocratique et accessible au peintre dominical et à l'homme sans espoir, les dérobe à notre vue, et nous ne suivons plus. Pourquoi se distraire aujourd'hui aux couleurs ? Un nouveau mirage les convoque et nous donne l'illusion d'être peintres à nouveau, déçus que nous sommes d'en être Renoir à l'heure du blanc et noir. La Lune à mis un cil de Rimmel sur son regard de folle, elle commence à décroître, sa lumière demande des lavages au café, c'est l'heure du papier, pour le nouveau mirage, déjà connu et revu ce soir chez Thaddaeus Ropac. Si le papier, si la couleur, si l'abondance de symboles, la générosité des petits visages qui nous encouragent, si l'appareil honnête de la main semblent nous indiquer le chemin, le rideau nouveau d'un casse-tête, par le truchement de cadres complexes, par le jeu d'un esprit insupportable, nous dérobe le Francesco Clemente que nous croyons connaître et peut-être nous avions connu, et nous ne pourrons plus le suivre si l'on n'est pas renards. Une procession d'ensorcelés barrait le passage, et le peintre et le public ne pouvaient pas sortir de l'oeuvre d'art. Visages barbouillés de blanc intense comme dans les nuits de l'iboga ou d'autres cultes syncrétiques. Le casse-tête, comme tout jeu, est cruel et pour un artiste de papier, faute de nous faire devenir des lions ou des panthères, nous devons y suivre la voie du rôdeur et devenir un peu renards. Peut-être pourrions nous suivre les traces de cette peinture partagée en fragments, peut-être trouverions nous la notre, et c'est de cela qu'il s'agit. La Lune fume avec moi à la fenêtre et me dit "c'est à toi de le dire, il n'y avait pas Nabe, si semblable à toi (physiquement, coiffure, lunettes, veste), ni Matzneff, trop occupé, il y avait une foule et personne n'a pris les grains de raisin, dessinés avec la vigoureuse couleur de la maturité de style", et moi qui réponds à la Lune "ils sont pas mûrs pour moi".

L’empereur dans le flaque d’urine, l’artiste ou président de l’imaginaire finira toujours phagocyté par son anus. L’on parle peu sérieusement toujours et seulement en domaine psychanalytique, jamais dans le discours de la démocratie d’architecte, de la folie cachée par l’éducation bourgeoise dans l’anus de ceux et celles qui veulent parvenir au pouvoir et au rôle décisionnaire. L’artiste comme un empereur peut dans la Fin de l’Art qui s’opère au XXe siècle prendre toutes les décisions, même si cela n’est quelque chose qui lui sera accordé par le succès ultérieur.  L’artiste est tyran et spéculateur parce que la propriété ne soit que du Nom est tout comme la propriété privée le fruit du vol et de l’expoliation. Et les pratiques marginales du graffiti ou de la libre pensée ne sont que spéculation soit vol. Alors il faut se faire un propos, si l’on prend les rennes de la réalité ou de l’imaginaire et c’est pour cela que l’Histoire abonde dans l’abus et le n’importe quoi, mais si le rennes sont prises par le peuple, ne soit que pour arrêter une course folle et descendre ensuite…

Il promenait sa main sur la nuque d’elle et pensait elle a des traits indiscernablement picniques, peut-être même pas un picnique dans sa famille. C’est là que la statuaire universelle, des gargouilles gothiques à celles de l’Amérique Précolombienne ou les Bouddha d’Extrême Orient dépassent toutes les accurances de système des anglosaxons, ils ne peuvent même pas se représenter avec de traits communs ou universels, si ce n’est le smiley. Mais c’est qu’elle est enfouie à jamais dans ce dernier regard direct, avant de partir du bar.

je peux avoir des microbes, comme n'importe qui qui prend le métro
mais j'ai pas fait l'amour à d'autres
mais c'est d'accord, ça suffit
si tu comprends les angoisses de Patricia explique moi
9:23
tu es une des personnes les plus gentilles que j'ai connu, prend toujours soin de ta personne et aie confiance parce que l'amour est possible, au revoir

Je vous avoue que je sors d'une rupture, j'ai 46 ans, un fils de 18 qui n'habite pas avec moi, et mes conditions actuelles sont précaires mais encore vivables, et me suis inscrit sur meetic pour avoir un peu de vie, j'ai une conversation littéraire (je suis peintre mais pas mutique toujours )
Mon mobile est le 06 61 31 59 94 et je voudrais bien vous inviter à un café à mon atelier, car j'ai lu sur votre profil que vous fumez et que vous aimez les chats (j'en ai pas mais j'aime aussi et je fume beaucoup, je bois pas, en revanche )
je suis andalou, parisien depuis longtemps

ma personnalité allait bien jusqu'en 2011 mais je me remets, c'était la révolution en Espagne et je suis un peintre libertaire à Paris depuis 2004 et bilingue
j'aime les discussions littéraires entre fauchés qui ont lu
j'attends une femme de gauche, freudienne, qui aime poser, qui soit pas totalement blanche si possible, en tout cas pas catho et je rêve d'un amour où je puisse exprimer la tendresse naturelle

ending 2016 and at early 2017 I have been involved in a (love) muse and model relation with Laure

for me she represents the strong effort of working women to change society in their very detailed application to service to weak or old people, some social activism that I was too high every time to be able to do well

so they are most of them, and in their single different way, works on admiration for women seek of justice and freedom

le voisin mauricien m'a fait l'offrande rouge dimanche

c'est quoi

c'est quand un devin prescrit le sacrifice, mais en milieu urbain cela se réduit à offrir de la viande á un ami désargenté ( moi en l'occurence )

il a du la sortir des poubelles du supermarché parce que c'etait a moitié décongélé et ça m'a foutu du mal dans les tripes

c'était un sac grand plein de viande de porc

je l'ai mangée telle quelle, j'ai pas de cuisine et j'avais pas mangé plusieurs jours

merde c'est degueu tu l'a mangé crue

c'était fumée un peu, comme le jambon
pas totalement crue, mais elle était ramolie et la couleur moche
je me purifie maintenant
d'abord lundi la nuit j'ai marché dans les rues pour sentir que je pouvais bouger
puis je commence ce soir mes rituels

fais attention a toi

c'était moi qui faisait peur
je m'habille de plus en plus gypsy
et j'ai les cheveux fous
en plus un groupe (en fait un d'eux ) a voulu la bagarre et je suis allé direct sur leur gueule et c'est fini en salutation
j'ai pas besoin de faire vraiment peur ni d'agresser, je vais sur la personne comme si j'étais l'ange de la mort et en même temps la vierge noire et ce qui se passe c'est que tout le monde calme tout de suite
je suis régi par un Centre qui n'utilise pas la raison ni le pouvoir, parce qu'il n'a pas besoin
bisous
tu es une belle chanteuse et compositrice et à part ça poète et tout un tas de savoirs et de pratiques et je te fais de bisous
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La meilleure manière de s’adonner à la rédaction d’un essai intime qui soit une Critique de Franz Bardon, n’est pas de montrer la prétention dans son Oeuvre ou son défaut par manie, sa froideur, mais de profiter d’abord dans l’écriture propre à la vie de l’effet rebond d’une lecture critique de sa doctrine ésotérique et de ses répertoires symboliques, qui consiste surtout à l’énergie que je puise du rapport platonique.

Odette dit que tout le corps le démange depuis qu'on l'a fait, elle et son mari décident si je peux ou je ne peux pas rester. Quelque chose m'arrive, me prend et me plaque devant ses nombreuses citations et les disques qu'elle propose et le nom qu'elle donne aux pétards et les croquettes de son chat eunuque

le voisin harcèle la mère de mon fils et mon fils très loin 
ils n'ont pas réussi à parler à un travailleur social
je suis dans la ville une personne impossible un non lieu
je ne peux pas prendre le bus pour voir ma psy

je suis trop paumé, elle est riche, moi, je suis un trou gitan, un nid qu'on dégage brusquement

Approfondir l’identité gitane (le signifiant gitan circule, mais... pas comme un autre signifiant ) est un renoncement presque total, qui in fine ne peut s’accomplir que de manière tragique, sous le regard bourgeois. Que cela arrive au sein d’une Critique de Franz Bardon, d’un essai intime colorié par l’ésotérisme futuriste de l’avant-guerre et ses séquelles indiscernables et troubles, dans la bulle du tapis de prière d’un atelier de peinture, ne fait que produire un noyau émotif au sein du récit, un moi désespéré qui s’affirme pour nous dans la communication et l’exercice d’écoute.

in media res, traduisant de Shelley ( La Sorcière de l'Atlas) sous fond d'Arthur Louis Cingualte la voix de Manuel Montero, le même peintre que vous voyez colorier des reproductions noir & blanc d'art italien avec des couleurs ( 11 couleurs, dont il utilise une partie ) Sennelier et de l'eau bouillante. Suivent les récitations chamaniques de Bissecta sur le thème Clathrus Ruber et les variations Bissecta & Montero de Casseroles contre la Corruption 2017 avec traduction performative des 1001 nuits, d'après l'édition Khawam ( projet Shaharahzade )

VIE 22:12
regarde des créations que j'ai réussi à retrouver, Shahrahzade, j'espère que ça te fasse plaisir
neopobre
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manuelmonterobilin.wixsite.com

ce sont des planches prises par la Mission Pelliot dans les grottes bouddhiques de Touang-Houang, coloriées par moi et avec des notes à la main de poèmes, messages, citations, parfois en anglais, en espagnol et français souvent mais il y a des détails énigmatiques dessinés sur les images, tel des lunettes, des seins pour les figures féminines, de petits feux follets sur les têtes

j'aimerais les présenter comme collection pour le restaurant chic chinois de Paris, le Shangri La

Jenny m'encourage à m'adresser à eux par lettre mais je ne trouve d'adresse de directeur sur leur web, c'est juste pour réservation

il y a des citations anglaises souvent

et des petits poèmes anglais par moi copiés du tlf

il y a Kerouac qui parle de la Chine, dans un roman

enfin

beaucoup d'élements clé

my head is gone before you

mais il y a encore une oeuvre
une grande toile
que j'ai peinte d'après le réveillon 2011 que Berthe et moi avons passé chez toi, où l'on voit danser Berthe, Olga ( amie de Nour-dine ) et Amina et dont une des grandes versions à l'huile ( l'autre version a été achetée ) et chinoise dans beaucoup de manières et je l'ai peinte en rentrant la nuit d'un diner au Shangri La et en pensant qu'elle serait suspendue dans ce lieu d'évocation et de discret abandon à la volupté car les couleurs sont libres, régis par l'harmonie de la vie, par les secrets desseins des pigments et leur noblesse, vert cinabre, rouge laque chinois, les trois nuances du bleu, sans le turquoise dans le jeu, la composition devient une danse aussi pour le bras qui tend son pinceau

hello
je ne sais pas si le fait que je fume...
... ça serait un inconvénient majeur 
pour juste prendre un café, dessiner, parler de la vie
et de la beauté
je ne suis d'emblée qu'un futur ami
l'amour est simple
et il est universel
tant l'on le traite avec mépris
qu'un sourire
fait du bien
venez
venez écouter du jazz
et de bouddhisme
zen, Tibétain, Nichiren
et de vaudou et de yoga et de littérature
ou juste se regarder

vous êtes joyeuse et cool, allez, je ne suis pas si mal, je suis plutôt sérieux en fin de comptes mais tendre et gentil
je sais que l'on est une ordure si l'on oublie l'humain
que je devine un remords
et je serai le plus attentif
j'ai connu une bouddhiste Nichiren
je n'ai rien regretté
mon bouddhisme date de mon adolescence
autodidacte, éclectique et toujours en étude
parlez moi et je suivrai la partition
la dharma sont les femmes
quelque chose qui s'envole dans la tête
comme le franc-maçon qu'était Don Giovanni
comme le lion rugissant tigré dans la poésie chinoise
deux papillons
superposés par le vent
les dessins d'apocalypse en miroir


du mâle et la femelle